Écoutez et lisez un texte sur les repas entre voisins et les fêtes de quartier. Le quiz travaille les expressions idiomatiques, le vocabulaire de la convivialité et le contexte social urbain.
Un dîner entre voisins
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Et si on se faisait un petit dîner entre voisins?
Recherche d’une nouvelle convivialité, d’un mode de vie citadin qui renoue avec celui des campagnes ou des petites villes de province, réputé plus solidaire, plus amical, les fêtes de quartier ont le vent en poupe.
C’est à Toulouse que l’idée est née, en 1991. Dans le quartier Arnaud-Bernard, des ” petites bouffes ” hebdomadaires étaient organisées, le but étant de faire asseoir à la même table des voisins qui ne se connaissent pas, des générations différentes et de lutter ainsi contre la solitude.
Après Bordeaux et Montpellier, la capitale se prête au jeu, le 10 mai 1996, à Montmartre. Depuis les Montmartrois investissent régulièrement les rues et places de la Butte pour participer à des repas de quartier. ” Les gens apportent à manger et à boire, une table et des couverts, explique une jeune femme. On installe des tables et on partage. C’est très convivial. ”
Mais c’est dans le XVIIe que le phénomène a pris sa dimension la plus spectaculaire. Le 1 er juin dernier, l’opération ” immeubles en fête ” a réuni les 10 000 habitants de quelque 800 immeubles. Planches, tréteaux et victuailles ont envahi les cours intérieures et les trottoirs. Les citadins sont ravis. Ils recommenceront, c’est certain, pour le simple plaisir de se retrouver ” entre voisins “.
Chaque année, de plus en plus de villes ont imité Toulouse. Une vingtaine de grandes villes et plusieurs dizaines d’autres dînaient dans la rue ou dans une cour d’immeuble en 1999.



