Exercices FLE gratuits

Compréhension


level Avancé

Sorosoro, Langues du monde : inventaire avant disparition


La leçon

Au Vanuatu, un archipel d’Océanie, seules huit personnes parleraient encore l’araki.  La langue ne serait plus transmise depuis deux générations, elle va donc disparaître. Dans ce langage, « sorosoro » signifie le souffle, la langue, la parole.

Ce nom, facile à prononcer dans la plupart des langues, a été adopté par ce site Internet, qui défend les langues en danger. Près de 5 500 langues y sont recensées, localisées sur un planisphère : l’araki, mais aussi le maidu aux États-Unis, l’orok en Russie, ou par exemple l’arawak en Guyane française.

Beaucoup sont décrites à travers des fiches, sur lesquelles sont spécifiés leur localisation, leur classification, le nombre d’individus qui les parlent…  Certaines ont été filmées par Sorosoro. On découvre ainsi le kalaallisut du Groënland, le punu du Gabon, ou le tektiteko du Guatemala, parlés par des autochtones… et heureusement  sous-titrés en français, mais aussi en espagnol et en anglais.

Patrimoine

Sorosoro est engagé dans une course contre la montre : sur notre planète, une langue s’éteint tous les quinze jours. La plupart sont des langues orales et n’ont pas été décrites, elles disparaissent donc à tout jamais.

Le site a été créé par la linguiste Rozenn Milin en 2009. Elle explique : « Il s’agit d’un projet de sauvegarde de la diversité linguistique sur support audiovisuel. Les linguistes effectuent un travail académique (élaboration de dictionnaires, de grammaires…). Les films sont complémentaires de leur mission. »

Sorosoro a deux missions, l’une patrimoniale et l’autre de sensibilisation. Chercheurs et grand public se retrouvent dans le travail mené par l’association, alors que la plupart des départements  linguistiques  des universités ne mettent pas en avant leur travail auprès de tout un chacun.

Épopée punu

L’association a envoyé plusieurs équipes de tournage filmer les témoignages des dépositaires de langues menacées aux quatre coins de la planète. En général, l’équipe reste cinq semaines sur place et filme deux langues menacées, durant une trentaine d’heures.

L’équipe enregistre des récits historiques ou mythologiques, des chansons traditionnelles, des recettes de cuisine, des cérémonies rituelles, mais aussi des mots, comme les chiffres, les couleurs, des expressions du quotidien ou des mots qui n’existent que dans cette langue.

Jean-Marie Hombert est linguiste à l’université Lyon II, spécialiste du Gabon. Il y est parti pour Sorosoro, afin de retrouver des conteurs de l’ethnie punu. « Il y a quelques années, certains conteurs pouvaient retracer une épopée durant plusieurs nuits. Aujourd’hui, il n’y en a plus qui connaissent entièrement cette épopée. J’ai contacté plusieurs personnes sur place pour la reconstituer, certains villageois n’avaient jamais entendu ce récit. La caméra peut intimider, mais les chercheurs, très présents sur le terrain, permettent d’établir une relation de confiance », témoigne le linguiste.

Une trentaine d’heures de vidéo est destinée à ses collègues, notamment du CNRS, tandis que de petites vidéos de trois minutes sont visibles sur le site Sorosoro.org.

Mobilisation

Il est difficile d’imaginer l’incroyable diversité linguistique de notre planète… Colette Grinevald, linguiste à l’université Lyon II et présidente du Conseil Scientifique de Sorosoro, reconnaît : « Quand je dis travailler avec  des indiens d’Amérique du Sud, on pense souvent que j’étudie l’amérindien, alors qu’il y a 500 langues différentes parlées sur ce continent. Au Guatemala, par exemple, il y a autant de langues qu’en Europe, dans un pays cinq fois plus petit que la France. Un peu comme si vous passiez du français au russe, en faisant seulement 50 kilomètres. »

Cet intérêt pour les langues en danger n’est pas seulement scientifique ou occidental. « Certaines communautés sont très mobilisées pour sauvegarder leur langue et leur culture. Des locuteurs natifs de ces pays deviennent linguistes. D’ici 10 ou 20 ans, ils prendront notre relève », témoigne Colette Grinevald. Sorosoro et quelques chercheurs font encore cavalier seul, en matière de patrimoine et de sensibilisation. Mais, comme la préservation de la biodiversité, celle des langues mobilisera peut-être un jour l’opinion.


Exercice n°1

Aide : Découvrir le projet Sorosoro.

Complétez la fiche de l'association.


Question n°1

1. : c’est le nom de l’association, qui défend les langues en danger.
2. : sauvegarder la diversité linguistique et sensibiliser l’ensemble de la communauté internationale aux enjeux de la diversité culturelle et linguistique.
3. : l’équipe de Sorosoro filme les éléments essentiels de ces langues et cultures menacées. Les scientifiques étudient et codifient les langues, établissent des dictionnaires, des grammaires etc. Une fois numérisés, stockés et classés au sein d’une base de données pérenne, les images et les sons recueillis, leurs transcriptions et leurs traductions, sont préservées pour les générations futures et servent de support d’étude pour les scientifiques.
4. : recenser les langues, leur localisation, classification, le nombre d’individus qui les perlent.
5. : peut-être un jour, l’opinion se mobilisera pour préserver la diversité linguistique.



Corriger la question

 


Exercice n°2

Aide : Analyser des informations.

Lisez et répondez aux questions en choisissant la bonne réponse.


Question n°1

Pourquoi on dit que Sorosoro est engagé dans une course contre la montre ?

Corriger la question

Question n°2

Le travail des linguistes consiste à ...

Corriger la question

Question n°3

Le contenu d’un enregistrement réunit :

Corriger la question

Question n°4

Qui se fait du souci pour sauvegarder les langues en danger ?

Corriger la question

Question n°5

Pourquoi des locuteurs natifs prendront la relève après Colette Grinevald ?

Corriger la question

Question n°6

Ayant lu tout le texte on pourrait conclure que la sauvegarde de langues du monde c’est une tâche qui concerne :

Corriger la question

 

Exercice n°3

Aide : Repérez une prise de position.

Lisez le texte ci-dessous et précisez la position du spécialiste :

Jean-Marie Hombert est linguiste à l’université Lyon II, spécialiste du Gabon. Il y est parti pour Sorosoro, afin de retrouver des conteurs de l’ethnie punu. « Il y a quelques années, certains conteurs pouvaient retracer une épopée durant plusieurs nuits. Aujourd’hui, il n’y en a plus qui connaissent entièrement cette épopée. J’ai contacté plusieurs personnes sur place pour la reconstituer, certains villageois n’avaient jamais entendu ce récit. La caméra peut intimider, mais les chercheurs, très présents sur le terrain, permettent d’établir une relation de confiance », témoigne le linguiste.


Question n°1

1. Jean- Marie Hombert affirme qu'aujourd'hui, il n'y en a plus qui connaissent entièrement une épopée : Il est .


2. Selon le spécialiste, il y a quelques années, certains conteurs pouvaient retracer une épopée durant plusieurs nuit. Il semble .


3. Hombert ne reproche rien aux villageois et croit que la caméra pourrait les intimider : il se montre .


4. Il dit qu'il a contacté plusieurs personnes sur place pour l'épopée « certains villageois n'avaient jamais entendu ce récit » Il est .


Corriger la question

 

Exercice n°4

Aide : Analyser des faits.

 Lisez à nouveau le texte.


Question n°1

1. Ce nombre de personnes parleraient encore l’araki au Vanuatu :
2. Nombre des langues recensées par ce site d’internet qui s’occupe des langues en disparition :
3. Une langue s’éteint tous les jours.
4. Date de la naissance du site Sorosoro.org :
. Nombre de semaines où l’équipe Sorosoro reste sur place pour filmer5
6. Nombre de langues parlées en Amérique du sud :



Corriger la question

 

Exercice n°5 : Exercice 5

Aide : Les langues du monde !!!


Question n°1

Associez le pays à sa langue native.

Au Vanuatu :

L’araki

Aux Etats-Unis :

Le maidu

En Russie :

L’orok

En Guyane française :

L’arawak

Au Groënland :

Le kalaallisu

Au Gabon :

Le punu

Au Guatemala :

Le tektiteko

 

Auteur de l'exercice :



Marina PALACIOS


Contributrice

Chili
Marina PALACIOS est Chilienne, professeure de FLE. Présidente de l'Association des professeurs de Français du Chili, elle organise actuellement, en partenariat avec le département de Français de l'Université Métropolitaine de Sciences de l'Éducation, les "Premières Journées Régionales de Perfectionnement" pour les professeurs de FLE (Projet FIPF, janvier 2015).

Licence Creative Commons Cette ressource est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution
Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Exercices sur le même thème

N° 21 - 524 Compréhension / Avancé level

» Comprendre une chanson : Mon pays c'est... le Français !

Partez à la découverte de Yor, chanteur et ex-professeur de Français Langue Étrangère !

Commencer
N° 19 - 422 Compréhension / Avancé level

» Comprendre l'actualité : le chômage des jeunes français

Exercice de compréhension orale sur la recherche d'emploi et le chômage des jeunes en France.

Commencer
N° 5 - 88 Compréhension / Avancé level

» Comprendre un article : du surf à l'Élysée

Les nouvelles technologies, l'organisation politique, la culture, le palais présidentiel, l'Élysée : tout savoir sur le pouvoir en France !

Commencer



Laissez votre commentaire web 2.0



 Commentaires