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" … ils se meurent, nos oiseaux ! "

chantait Glenmor.

1967. Torrey Canyon

1976. (janvier) Olympic Bravery

1976 (octobre) Bohlen

1978. Amoco Cadiz (220.000 tonnes)

1978. Gino

1978. Tanio

1988. Amazzone

 

Voilà la sinistre liste des navires ayant causé les principales marées noires qu’a connues la Bretagne. Vous remarquerez qu’on ne met plus de guillemets au terme qui désigne la pollution des côtes par le fioul échappé des pétroliers qui font naufrage au large de notre région. Comme si c’était passé dans les mœurs, que l’on s’y était résigné …

Eh bien, non ! On ne s’habitue pas à ce scandale. Quand, en décembre dernier, l’ " Erika " (battant pavillon dit de complaisance) a " cassé " au large de Penmarc’h (sud du Finistère), provoquant une nouvelle catastrophe écologique sur la côte atlantique, un mouvement de colère teinté de désespoir a soulevé les Bretons et la France entière. A défaut de " bogue ", nous avions le " beurk de l ‘an 2000 ! ", ironisait le dessinateur breton Nono. Alors, venus par centaines des " quatre coins de l’Hexagone ", des volontaires se sont mobilisés pour nettoyer les plages et les rochers. Relayée par les moyens, militaires et professionnels, mis en place par les pouvoirs publics, l’action des bénévoles demeure indispensable, trois mois plus tard : travail ingrat de fourmis, sans cesse recommencé, la mer rejetant à chaque marée les fameuses " galettes " de lourd carburant.

Les oiseaux sont morts par milliers – certains d’entre eux, les macareux, sont même en voie d’extinction. Et voilà que les bénévoles qui les ont soignés à main nue apprennent, comme ceux qui oeuvraient sans relâche sur le littoral, que le chargement de l’ " Erika " était un produit cancérigène (dont les scientifiques tentent de mesurer le degré de toxicité, en fonction de la durée d’exposition de ceux qui l’ont manipulé) !…

Trop, c’est trop ! Il y a urgence devant ces pollutions dont la fréquence est liée, bien entendu, à l’explosion du trafic maritime, multiplié par cinq en trente ans. Aujourd’hui, 40% du brut consommé dans le monde est véhiculé par des pétroliers qui ont souvent plus de quinze ans d’âge. Beaucoup de voix s ‘élèvent pour réclamer une réglementation adéquate. Car, sans une réelle politique internationale de prévention, qui contraindra fermement les sociétés pétrolières à un plus grand sens des responsabilités, comment imaginer qu’aucune côte soit à l’abri d’un nouveau désastre ?

Lien sur Glenmor (sous titre) avec le site : www.celticsons.com

Lien sur " marées noires " (par. 1) avec le site : www.mareenoire.com

Lien sur " Nono " (par.2) avec le site : www.mareenoire.org/dessins.htm

Vos réactions : Françoise Kerrien : kerrien.ciel@cci-brest.fr

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