ANTIBES![]()
Si vous venez sur la Côte dAzur, nattendez pas la fin de votre séjour, profitez dune journée pour venir visiter Antibes, la deuxième ville du département en nombre dhabitants (71400).
Une fois entré dans la ville, ou devrais-je dire le village, car cest réellement limpression que vous avez en marchant le long des petites rues, laissez-vous porter par lhistoire des vieilles pierres. La magie vous gagne très vite et vous rappelle que ce petit village date des temps les plus anciens : campement préhistorique, port de relâche et dapprovisionnement pour les navires grecs et romains... Citée convoitée par les envahisseurs de tous bords , résolument royaliste (la garnison dAntibes a repoussé les estafettes de Napoléon lors de son retour dexil) et pourtant si républicaine, Antibes est restée pendant longtemps un village de pêcheurs. Il est facile de simaginer la ville au début du siècle en relisant les carnets de Maupassant (Sur leau, éd. Gallimard) car la Belle époque, le jazz, les congés payés, la nationale 7 (la route qui traverse la France de part en part et qui permet de rejoindre Antibes au départ de Paris) et lexplosion de la civilisation des loisirs ont complètement transformé le petit village.
A qui la faute ? Peut-être à cause de tous ces artistes peintres, musiciens et écrivains qui nont de cesse de chanter dans leurs uvres le plaisir quils ont à venir se reposer à Antibes. Je vous laisse le soin de découvrir les plus célèbres d'entre eux ; chaque rue recèle un nom illustre qui a vécu (Audiberti, Peynet, Hartung ) ou juste séjourné quelques temps parmi les pierres chauffées au soleil (Picasso, Matisse, Bechet, Fitzgerald .).
Préférez le doux soleil dhiver à celui brûlant de lété. Quand tout le monde est reparti à la fin du mois daoût, vous nimaginez pas la quiétude qui sempare des places et des ruelles.
Venez nous rejoindre dès septembre pour jouer aux boules à la Pinède tout en dégustant un petit verre de "Chicouloun" (vieil alcool provençal dont le nom signifie "petite gorgée") et, retrouvez-nous sur la place du Safranier, le soir, devant une belle assiette daïoli ou un sar grillé à lanisette. En repartant sur Nice après cette brève visite, noubliez pas que cest la Méditerranée qui a forgé cet écrin, cette même Méditerranée que vous longez en voiture et qui parfois lhiver vous empêche de passer, un peu comme si elle voulait vous garder un peu plus longtemps.
Vos réactions : Christophe Fresson : animation@azurlingua.com
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